Secteur

C’est en abolissant le délit de coalition que la loi Ollivier de 1864 a rendu possible le développement des corps intermédiaires. Ce texte de liberté a permis la création de nombreuses institutions qui ont parié sur la démocratie représentative pour :

  • canaliser les conflits sociaux (loi de 1884) ;
  • structurer l’action collective (loi de 1901) ;
  • réguler l’économie (à partir de 1929)…

Les organismes professionnels issus de ce long processus d’action collective contribuent aujourd’hui à :

  • aménager les territoires (institutions consulaires, juridictions, unions patronales, associations…) ;
  • structurer la division du travail (ordres, certification professionnelle, syndicats de branche, interprofessions…) ;
  • organiser les rapports sociaux (organisations professionnelles d’employeurs…) ;
  • faciliter l’innovation (centres techniques industriels, instituts techniques, sociétés d’accélération du transfert de technologie…)
  • développer les compétences (organismes collecteurs, groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification, organismes de formation…) ;
  • faire valoir les droits des professionnels (sociétés de perception et de répartition des droits…)
  • gérer la protection sociale (assurance chômage, organismes de sécurité sociale, institutions de prévoyance…) ;
  • construire des logements (organismes pour la participation des employeurs à l’effort de construction…) ;
  • garantir le bon fonctionnement de la concurrence (autorités administratives indépendantes…) ;
  • régler les conflits (tribunaux de commerce, conseils de prud’hommes…)
  • protéger la population (ordres, organismes de certification, d’inspection, d’évaluation, de contrôle, de vérification…)…

Force est ainsi de constater que les professions ont su constituer un tissu de structures qui font toujours œuvre « d’intérêt général ».  Leurs institutions sont maintenant confrontées à de nouveaux enjeux politiques, économiques et marketing.